dimanche 12 août 2007

Everybody can change

Comme le dit Mos Def à ce moustachu de Bruce Willis dans 16 Blocs, film vraiment pas mal au demeurant : Everybody can change. Alors bien-sûr c'est pas facile, mais avec de la volonté.

Samedi soir, Pizza Game Party avec Cécilia, Marine, Jessie, Marinho, Tino, Ludo, Romain et moi. Pour le lecteur non averti, je précise que dans le passé, j'ai pu faire quelques micro-trichouillles aux jeux, d'où une réputation assez injuste me précédant dans la ronde de jeux. Mais là c'était le test parfait, le test le plus dur, pour montrer à tous mon changement radical : une party de Uno.

La partie commence, je suis stratégiquement pas super bien placé, entre un joueur de poker métrosexuel et itchy qui testait ses nouvelles lunettes anti-triche. J'engrange les points. Dès le début, la tentation est grande, et ce sentiment d'être épié, d'être jugé, à chaque comptage de points, c'est vraiment dur ! Je comprend ceux qui replongent, mais je dois être plus fort que ça, j'ai changé ! je n'enlèverai pas de ma poigne tous ces points injustes qui alourdissent ma note. Dans la bonne humeur générale, je me refait, enchaîne les bonnes parties, et arrive troisième.

Cécilia se plante sur une partie, je suis deuxième. Marinho, premier, sens à quel point je suis affûté, alors petit joueur, il attise la foule. Une armée de soupçons durs et infondés me tombe sur le rable. Maintenant je suis seul contre tous, des +2 farfelus s'abbatent sur moi, sans parler de la taxe pierrot, quand faut piocher 4 cartes pour moi c'est 6. Une reconversion est-elle possible ? suis-je marqué au fer rouge, pour avoir laisser tomber une carte un jour ?

A ce moment j'ai l'impression que les forces de toutes les masses opprimées additionnées viennent me soutenir. Je passe premier ! Je suis en passe de gagner pour la première fois. Malheureusement alors que je crois toucher au but, les coups bas adverses sont trop nombreux, je faillis et me retrouve à nouveau troisième, éjecté loin de la victoire à quelques secondes du buzz final. Je dois faire mon retard sur Marinho et Romain, mais je ne crois plus trop. Je me rapproche un peu quand-même au prix de coups de maître.

C'est la dernière partie, les dés sont jetés. Elle est rapide. j'ai pas trop mal géré, ça suffira pas, mais je finis bien. Quoi ? Marinho dévoile ses cartes contenant un +4 à 50 points, erreur inespérée, je suis second ! Romain n'a pas pris suffisamment de points, mais bon c'est pas grave.

Tino recompte les points de Romain. Coup de théâtre, il s'est trompé : "ah bon les +2 c'est pas 10 points !". peu importe les magouilles des autres, je suis premier, j'ai gagné.
Je suis là par cette belle nuit d'été, à savourer cette sublime victoire. Pas la simple victoire comptable dans une partie de Uno, mais celle de ne pas avoir tricher, d'être aller au-delà du ghetto dans lequel on a voulu me mettre. Tout le monde peut changer !

A venir : Photos de la sortie canoë et critique du film "Ratatouille" si y a des courageux.


1 Comment:

Anonyme said...

et personne dit rien ?

 

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